D’abord, un diagnostic
Avant de décider, le menuisier examine chaque menuiserie :
- l’état du bois : il pique les zones sensibles (pièce d’appui, bas des montants, jet d’eau) pour repérer le bois pourri ;
- l’assemblage : les angles sont-ils solides, la fenêtre ferme-t-elle d’équerre ?
- la quincaillerie : crémones, paumelles, espagnolettes ;
- le vitrage et le mastic ;
- l’étanchéité : joints, rejets d’eau, calfeutrement autour du dormant.
Ce que l’on peut réparer
- Remplacer une pièce abîmée : pièce d’appui, traverse basse ou montant, refaits à l’identique.
- Greffer du bois neuf sur une partie pourrie, plutôt que de changer toute la pièce.
- Refaire le mastic et remplacer les carreaux cassés.
- Ajouter des joints pour supprimer les courants d’air.
- Réviser ou remplacer la quincaillerie d’origine.
- Décaper, poncer et repeindre pour protéger durablement le bois.
Les volets bois se restaurent de la même façon : planches et traverses remplacées, pentures et gonds révisés, peinture refaite.
Quand faut-il remplacer ?
La restauration a ses limites. Le remplacement devient plus raisonnable quand :
- le bois est pourri sur une grande partie des pièces ;
- le dormant est déformé ou mal fixé dans le mur ;
- l’objectif d’isolation est élevé et le châssis ne peut pas recevoir de vitrage performant ;
- les menuiseries sont d’une conception peu durable (bois de mauvaise qualité, assemblages fragiles).
Dans ce cas, le remplacement à l’identique (même dessin, mêmes proportions, petits bois) préserve le caractère de la façade. Voir notre page fenêtres.
Le climat béarnais et l’entretien
Pluies fréquentes et humidité mettent le bois à l’épreuve, surtout sur les façades exposées à l’ouest. Un entretien régulier des peintures et la surveillance des pièces d’appui suffisent souvent à éviter des réparations lourdes.
Ce qui fait varier le prix
L’étendue des dégâts, le nombre de pièces à refaire, le type de vitrage, le niveau de finition (décapage complet ou simple rafraîchissement) et l’accès aux menuiseries (étages, échafaudage).